EPIPHANIE, Rois mages et Galette

Publié le par FRACLADIN

La signification de l'Epiphanie
L'Épiphanie, d' un mot grec qui signifie manifestation, est la fête qui célèbre la manifestation de Dieu aux hommes.
Le 6 janvier, on fête les trois grandes manifestations de Jésus Christ : L' adoration des Mages, le baptême du Christ au Jourdain et le premier miracle de Jésus aux noces de Cana.
La mention de ces trois manifestations se trouve en ce jour dans les divers textes liturgiques d'Orient et d'Occident, mais en Occident, l' accent  se porta surtout sur l' adoration des Mages, et à l' inverse en Orient sur le baptême dans le Jourdain. Dans la liturgie orientale, la fête de l'Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu au moment du Baptême de Jésus. Le récit du baptême de Jésus exprime une manifestation divine assez différente de la manifestation aux mages. 
L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la visite des rois mages au petit Jésus, le Messie dans le monde. En France, puisque ce jour n' est pas férié, elle est souvent reportée au dimanche suivant ou anticipée au dimanche précédent.
Épiphanie est un mot d' origine grecque, qui signifie « manifestation » ou « apparition » et dont l' utilisation est antérieure au christianisme.
La fête s' appelle aussi « Théophanie », qui signifie « manifestation de Dieu ».  La fête était à l' origine, jusqu' à la fin du IV ème siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, nativité, manifestation par la venue des mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana.
Depuis l' introduction d' une fête de la Nativité ( Noël ) le 25 décembre, l' Épiphanie s' est spécialisée de façons diverses selon les confessions et a adopté des sens variés.
Dans l' église latine :
Cette fête célèbre la visite de l' enfant Jésus par les mages, relatée dans l'Évangile selon Matthieu.
Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de savants venus d'Orient, ils sont couramment appelés les trois Rois Mages et nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar.
Dans les églises byzantines :
La fête commémore le baptême du Christ dans le Jourdain, la descente du Fils de Dieu au milieu de sa création, la stupeur de cette création qui reconnaît son Créateur (le Jourdain retourne en arrière) et la manifestation de la Divine Trinité (la voix du Père et la colombe rendent témoignage au Fils).
Dans l' église arménienne :
La fête est une des plus grandes fêtes de l' année car Noël n' est pas fêté le 25 décembre mais, selon l' usage chrétien ancien, le 6 janvier. Cela correspond aussi aux anciennes traditions des premières églises chrétiennes (antérieures à la conversion de l’Empire romain) et même aux traditions familiales de l’ époque, selon lesquelles un enfant ne devient le fils de son père que le jour de sa présentation à lui et la reconnaissance du fils par son père, et ce jour là, on rend aussi grâce à la mère pour cet enfant reconnu par son père et qui se soumet à sa volonté.
Le baptême de Jésus dans le Jourdain correspond donc à cette présentation du Fils au Père, c’ est aussi l’ acte de la soumission de Jésus à la volonté divine et c’ est aussi la date où le Père se révèle à lui.
La nativité fêtée prend alors une signification plus théologique que dans l’Église catholique romaine, puisque c’ est aussi traditionnellement la date par laquelle il reçoit du père la révélation de sa mission prophétique : ce qui est fêté est plus la naissance du « Christ sauveur » et la manifestation de Dieu (théophanie), que celle de l’ enfant Jésus, même si cette célébration est directement liée à sa naissance.
 
adoration-magi galette
L'Épiphanie dans la tradition populaire          
Tradition de tirer les Rois
La galette des rois, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une.
Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.
Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait. 
La tradition veut que l'Épiphanie soit l' occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée.
Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique.
Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit remplacée ou voisine avec un petit sujet caché à l' intérieur de la pâte de la galette des rois, la personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette, quant à celui qui a le sujet il devra offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).
Lorsqu' il y a des enfants, l' un d' entre eux (en général le plus jeune) doit se placer sous la table, et tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l' enfant désigne le destinataire de cette portion.
Dans le sud-ouest de la France, traditionnellement, on ne prépare pas une galette, mais une brioche en forme de couronne, garnie et couverte de fruits confits et de sucre granulé.
Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève. Cette « couronne des Rois » est toujours très présente mais se fait souvent concurrencer par la galette, moins chère (les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication et conservation (voire de manipulation !) plus facile.
Nota : Les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette de l'Élysée.
Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président de la République ne puisse pas  être couronné.

LES ROIS MAGES

Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem.
L'Épiphanie commémore la visite des trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar venus porter les présents à l'enfant Jésus, qu'ils appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ".
Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l' encens.

 L' origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël.

MELCHIOR venait de Nubie, c'est le plus âgé des trois, il apporte de l'or, symbole royal.

BALTHAZAR apporte de la myrrhe, symbole sacerdotal. C'est une sorte de gomme produit d'un arbre en Arabie, le balsamier, utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie.

GASPARD le plus jeune apporte de l'encens, symbole prophétique, c'est une résine dégageant un parfum lorsqu'on la fait brûler.

Dans l'Evangile de Matthieu 2:1-12, qui ne mentionne pas leurs noms, ils sont présentés comme des riches personnages ayant visité l'enfant Jésus à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode. (L'Evangile de Luc 2:15-21 ne parle pas des mages ; par contre, il mentionne la visite des bergers.)

Les rois mages, furent d'abord représentés comme des Perses. Un manuscrit grec, traduit en latin, révèle leurs noms, qui, plus tard, furent légèrement déformés et devinrent : Balthazar avec la peau cuivrée, Gaspard avec la peau foncée, et Melchior avec la peau blanche. De même, on les fera paraître l'un imberbe, l'autre moustachu et le troisième barbu, leur attribuant ainsi les trois âges de la vie.


Nota :En Guadeloupe

Ici, on ne fête pas comme tout le monde. L'Épiphanie ne représente pas le dernier jour des festivités de Noël mais le premier jour de "kannaval" qui se termine ... le soir du Mercredi des Cendres, dernier jour de folie où diables et diablesses vêtus uniquement de noir et blanc envahissent les rues. Le soir voit s'approcher la fin du carnaval par "Grand brilé Vaval", l'incinération du roi Carnaval, "Vaval", sous les cris et lamentations de la foule.


 

Commenter cet article